emilien34

Pour le moment, je savoure...

10 billets !

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Les Pothes Thau à l’eau, un album sur Flickr.
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Les Pothes Thau à l’eau, un album sur Flickr.

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emilien34 a 1 an aujourd’hui !

Brescoudos 2013 - Des motos et des hommes… (par Daniel Monteil)

Le petit Poucet de la Coupe de France, AFL contre le HAC (1/16èmes).

Stade JJ Delmas, Mende, Lozère. 22/01/2013 18h30.

Score : 0 - 3 (mi-temps : 0 à 0)

Nouvelles d’en haut…

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«Tot en quette»

La veillée d’armes.


    Sitôt terminée ma «journée-contrat» à la Coustarade - commençaient les congés de Toussaint -, je me dus de régler définitivement le problème de la «Digue», notamment celui de l’aménagement en 220 pour la télé portative et l’éventuel rasoir du matin. Vers 18 heures, tout était prêt, la caravane bien équipée et chargée ; jeux de cartes, divers accessoires pour le ménage, vêtements de pluie, doubles et triples couvertures, eau domestique, cartouches de toutes sortes et de tous calibres, conserves, sans oublier la caisse de rouge. Il allait s’avérer d’ailleurs que celle-ci n’allait servir que de dépannage tant les VDQS et autres vins bouchés se succédèrent à l’orée de la forêt de Mercoire. La folle équipée, pour quelques mauvais esprits, commençait.
    À 18h30, Michel m’annonçait son retard dû à quelques clients irrévérencieux du vendredi soir. Vite, un peu de «tapioca», l’au revoir aux trois garçons et à Agnès qui acceptait pour la énième fois mon escapade vers Diane chasseresse et la mordorée. Patou, la jeune setter de Gaston, sauta dans la malle. Pour elle ce serait le baptême du feu et la découverte d’un instinct vieux de milliers d’années.
    Attelage : ok ! Éclairage : ok ! Première, seconde, la 14 quittait le calcaire des Reyllades pour le granit de la Margeride. Autoradio, chauffage… et l’inévitable Peter verte : c’était parti !
 

    Ah ! Le lapin ! Manqué ! Pourtant, je le sais, il y en a toujours un à cet endroit… Il est vrai qu’avec 900 kg à traîner, la “poire” ne réagit plus ; rare tout de même un lapin avec le froid ambiant, à moins qu’il ne s’agisse d’un signe du destin. Souhaitons-le !

    Les Vernets… la Baraque de La Grange… -tiens, ils ont mis un stop- … Rieutort… Ah ! Faudrait pas tomber sur “nos amies les bêtes”, la “14” est trop chargée et les phares éclairent les duganelles. C’est bon ! Fortunio, tel un phare breton, domine le plateau. Le temps est très clair : ça va serrer !

   Premier arrêt au carrefour Laubert-Chateauneuf (via La Fage). C’est bien confirmé, la rosée s’est transformée en larmes de glace sur le tablier de la caravane. À l’intérieur de cette dernière, c’est la panique : tout le matériel est sur le plancher, conséquence probable du dos d’âne du dernier pont. Patou refuse d’aller prendre l’air… ça promet !

(à suivre)

Fin du monde annoncée… pfffffff Bugarach… Buga… raté

Et le ballon sera toujours rond…

Pourquoi ce livre ?

Comme vous le devinez, nous allons parler football et de plus de 50 ans de vie commune dans et avec cette sphère. Au départ, l’attraction du cuir fut loin d’être évidente. Actuellement, cette cohabitation existe toujours bien qu’amoindrie.

Pas mal d’évènements m’ont poussé à prendre la plume pour partager ce vécu… Je pense à la dernière et unique victoire de la Zambie à la CAN 2012. Hervé Renard, que j’ai côtoyé au Stade de Vallauris où il était capitaine et déjà meneur d’hommes, réussit l’impensable pari. Retrouver Hervé sur le sol français, au FC Sochaux-Montbéliard, en Ligue 1, m’enthousiasme. Je me revois donc au début des années 90 chez les Diables Noirs de la Côte d’Azur, avec, dans les mains, les licences de Didier Six, de Zoran Vujovic, Nono Cabezas (actuel entraîneur adjoint du Clermont Foot Auvergne)… de Sébastien Grax, Morgan Amalfitano et autres Guy Mengual, David Ducci, René Bocchi, Thierry Jallamion… Je me rappelle aussi le côtoiement de Christian Cappadona, de Gilles Rampillon triple champion de France avec le FC Nantes (interim de directeur sportif), de Laurent Robuschi, Jo Flachi… Témoin passif, du haut de la tribune Minervois, du titre du Montpellier Hérault Sporting Club en championnat de Ligue 1 2012, j’ai apprécié la réussite d’un club “familial”, corporatif au départ. Je place au même niveau émotionnel le 16ème de Finale de La Coupe de France : AFL - Le Havre, sur le Stade Jean-Jacques Delmas à Mende dans ma Lozère natale ; un exploit extraordinaire auquel je lierai de bons gars de ma génération : Jeannot Valentin et Raymond Chaptal. De part ma fonction d’élu à la Délégation Départemental du football lozérien je me rappelle la visite aux clubs locaux du président Fournet-Fayard lors d’une tournée mémorable… tout un programme ! J’eus donc la chance de côtoyer de sacrés dirigeants : Fourcade (✝), Gay (✝), Gaubert, Martin de la Ligue Languedoc-Roussillon, Anjolras du District Gard-Lozère… et aussi d’amis tels que Michel Armand et Daniel Martin, respectivement directeur administratif et vice-président de ce même district, trop tôt disparus… Avec Rolland Courbis, nous eûmes un parcours commun en pointillé…

Je n’oublie pas mon frère Dominique,  impliqué techniquement dans l’éducatif départemental et régional depuis trente ans. Encore et toujours “sur le pré” il a pris “mon” relais naturellement, avec abnégation et beaucoup de compétence. J’assiste encore aux rencontres qu’il dirige et je vibre et savoure intérieurement. Je joins également à cette aventure mon épouse - qui a beaucoup donné - et mes trois garçons, footballeurs pour deux d’entre eux, éducateur pour le cadet dans un club que j’ai vu naître : l’ESCB (Entente Sportive des Communes le Buisson).

Je reste conscient que tout le côté médiatique décrit ci-dessus, je le dois essentiellement et uniquement à l’affectif engendré par une poignée d’amis, de copains de la vie de tous les jours, “petits” footballeurs du plus vieux club Lozérien (1936), le Marvejols Sports. Je ne vais pas tous les citer car nous allons, ensemble, les retrouver dans les pages qui suivent.

Mes qualités techniques étaient très limitées. Mes talents de footballeur n’ont jamais dépassé les Causses ou la Margeride, mais à quarante ans je pratiquais encore…
De part mon métier d’enseignant, la seule filière accessible et demandeuse, fut celle de dirigeant… bénévole. Cela n’a été que du bonheur !

Premiers contacts.

Octobre 1956, Paulhac en Margeride…
    C’était une fin d’après-midi, sur la place de l’église. Le dernier conflit franco-allemand n’avait pas épargné le village que dominait le clocher «ébréché» par un tir d’obus. 39-45 pesait encore dans les têtes. Les discussions patoises de la population tournaient sans cesse autour de l’incendie du petit bourg au départ des «Boches». La fuite «in extremis» vers les sapins du Mont Mouchet et le spectacle du feu lointain marquaient encore les esprits… Les maquisards avaient retardé l’échéance, en vain. Pour nous gamins, la guerre ressemblait à un jeu et nous étions très fiers de retrouver dans les ruines restantes quelques douilles ou «balles explosives».
Mais ce jour-là…

… un OVNI marron en bandes de cuir apparait dans les pieds de Bernard le garçon sympa du café voisin.
- Tu joues ?
Pensant que cet accessoire n’était pas de la partie…
- D’accord !
Posant la grosse «patate» sur le parvis, le voici parti en courant derrière l’épicerie locale, dans un abri rempli de branches de frênes. Croyant à une partie de cache-cache improvisée je me quille sur le gros rocher jouxtant le presbytère, à côté de Notre Dame de Beaulieu… Bernard, déjà de retour, traînait deux bâtons…
- Aide-moi, il nous faut six pierres assez grosses…
Aussitôt dit aussitôt fait… Voila le copain transformé en maçon… non… mais dressant une «barre».
- En voilà pour une, à l’autre !  Il cala entre les trois derniers cailloux le deuxième bout de bois bien vertical.
D’habitude les bâtons nous servaient à jouer au «cochon» dans la cour de l’école… tant que le maître -mon père- n’y était pas.
- Mets-toi dans les barres…
Me voici donc troisième piquet…

À peine le temps de me repérer dans ce nouveau décor que Bernard, d’un maître “pointu”, catapulte la patate marron dans ma direction. Celle-ci passe entre les trois poteaux.

- 1 à 0 s’écrie le copain en levant les bras au ciel !

- Essaie d’arrêter le ballon ! N’ayant rien compris au scénario, je récupère le ballon au pied de la stèle des maquisards…

- Donne, on recommence… Même punition. Cette fois-ci, je le lui rends en tapant maladroitement dedans. Me trouvant sur la trajectoire du missile lors de la troisième tentative, je prends le projectile lourd et mal gonflé dans la poire. Le résultat ne se fait pas attendre : violente douleur au nez suivi d’un saignement de mon appendice ! Cette première expérience s’arrêtera là et je n’en retiendrai qu’un peu de vocabulaire : but, foot, barres. J’ai su, un peu plus tard, qu’il pratiquait ce “sport” en pension, chez les “frères” de Chanac. Pour ma part, l’activité physique se cantonnait à trapette ou à l’épervier dans la cour de récréation. Dès que je quittais l’enceinte de l’école, je retrouvais les copains “sédentaires” pour d’interminables courses dans la campagne avoisinante du côté de Dièges, Broussous, Auzenc, dans les premiers fayards du Mont-Grand ou dans les sapinettes du pied du Mont-Mouchet.


(à suivre)

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